ART: ROBIN EL KOUBI EXPOSE SA PASSION POUR LA FEMME CHEZ VV

ROBIN EL KOUBI / IMAGE MANIPULATOR (manipulateur d’images*): * 1 – 1738 subst. : "celui qui manipule" ; 2 – 1868 technol. Littré ; manipulateur : "nom donné à l’instrument qui, dans une ligne de télégraphie électrique, sert à envoyer les signaux" ; 3 – 1931 « artiste illusionniste » (Lar.20e).

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Robin El Koubi fait partie de ces artistes qui ont un don. Lorsqu’on voit passer ses travaux, on ne peut y rester insensible. Explosion de couleurs et obsessions féminines sont les premiers mots qui me viennent à l’esprit. En faisant des recherches sur cet artiste, je me rend compte que ses images, fixes ou en mouvement, m’emmènent dans une véritable parade érotique. Cet habitué des censures Facebook et Instagram aime les femmes et l’avoue dans cette vidéo. Il leur déclare sa passion.

« Le travail de Robin El Koubi est volontiers gourmand, ludique, flashy, provocateur. Un échange de fluides – de flux – corporels sur un lit de fraises Tagada. Une sextape d’étamines sous amphétamines. Un shoot de phéromones aux couleurs saturées. Une hémorragie oculaire. Un baiser au scalpel. »

Philipe Bresson
philippebresson.tumblr.com

Les images de Robin El Koubi sont toutes en rondeur, légères et esthétiques au premier abord, elles laissent pensifs, comme un parfum féminin qui reste et marque. Il joue avec les courbes de celles qui contrôlent en fait le monde et les couleurs comme pour « signaler la qualité du modèle, sa complexité, sa singularité, et peut-être son ambiguité, optimisant ainsi les possibilités defaire corps ensemble, et, magie de l’enchevêtrement des structures et des formes, de créer la beauté. »

Après une recherche rapide, j’ai contacté Robin sur Facebook qui a très gentiment répondu à mes questions. Je lui ai simplement demandé d’où venait cette passion pour les femmes. Il m’explique qu’il a grandi entouré de femmes. Elles étaient commerçantes, à fort caractère ou alors dans les pages des bandes dessinées de Manara que son père collectionnait. Il a évolué entre toutes ces femmes tantôt réelles, tantôt objets. C’est après une rupture difficile qu’il a pris son appareil photo et a approfondi cette attirance pour les femmes. « Ce n’est pas le lien sexuel qui m’attire finalement mais plutôt le lien intime que j’établie avec elles pendant une séance photo. » Robin me confie qu’il veut les libérer les femmes du carcan esthétique des codes imposés par une société régie par les selfies Facebook et Instagram. « Une fois qu’elles ont usé toutes leurs armes de séduction, c’est là qu’elles révèlent leur beauté. Toutes les femmes sont belles. » C’est en passionné de la femme, et presque en féministe finalement, qu’il le met en scène. « Ce sont elles qui donnent la ligne artistique des séries de photos. Je ne leur impose rien. » Coucher avec un de ses modèles est impensable. « C’est le moment de la séance photo qui est plus exaltant que la photo en elle-même. » Ses modèles le font entrer dans leur intimité et ça lui va.

C’est après une quinzaine de minutes de discussion que je raccroche le téléphone. Il ne laisse pas indifférent. Résolument. Ce mec qui « se sent féminin » aime les femmes. Et ça fait du bien. Mais mieux que des mots, il faut absolument aller voir son expo au Voûte Virgo ce jeudi 30 mars pour plonger dans sa danse nuptiale et assister à sa déclaration d’amour aux Femmes. Parce que finalement « Who run the world » ?

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Exposition CINQCENTQUARANTAINE
Robin El Koubi
30.03.2017 – 13.04.2017

Event Facebook: http://bit.ly/2o3eujh

Voûte Virgo 
12 quai de la Tourette 
13002 Marseille

www.robinelkoubi.com